Santé – Le Monde.fr

Quand un patient prend feu au bloc opératoire

Quand un patient prend feu au bloc opératoire

© FDA, vidéo Anesthesia Patient Safety Foundation (APSF)

Il peut se passer bien des choses imprévues au cours d’une intervention chirurgicale. J’avais relaté dans un précédent billet les cas de chutes accidentelles de la table d’opération. Ici, je vous raconte l’histoire de ce que les spécialistes appellent « un feu de patient ». Ce cas clinique est rapporté par des anesthésistes-réanimateurs américains dans un article paru en ligne le 3 août 2017 dans A&A Case Reports, revue d’anesthésie et d’analgésie.

Chez ce patient de 79 ans, les voies aériennes se sont littéralement embrasées au cours d’une trachéotomie, intervention consistant à pratiquer une ouverture dans la partie haute de la trachée, au niveau du cou, afin de faciliter le passage de l’air au niveau des voies aériennes et donc aider le patient à respirer.

L’histoire commence lorsque ce malade est hospitalisé pour des graves problèmes respiratoires et cardiaques au Mount Sinai Medical Center de Miami (Floride). Il subit trois gestes chirurgicaux cardiaques : réparation de la valve mitrale, remplacement de valve aortique, ainsi qu’une procédure destinée à corriger un trouble du rythme cardiaque responsable de battements de cœur très rapides et irréguliers (fibrillation atriale).

Les suites opératoires sont compliquées

Scandale des œuf contaminés : « Il faut reprendre la main sur le ministère de l’agriculture »

Scandale des œuf contaminés : « Il faut reprendre la main sur le ministère de l’agriculture »

TRIBUNE. La crise en cours est-elle une crise sanitaire ou une crise de l’alimentation ? Le modèle agricole ou la coordination européenne d’alerte en est-elle à l’origine ? Ce sont les grandes questions autour desquelles tourne la discussion en cours. Mais il en est une autre : le comportement du ministère de l’agriculture dans sa communication et dans sa gouvernance des crises.

Notre ministre ne cesse de faire du retropédalage. Tout d’abord en déclarant que la France n’était pas touchée ; ensuite avouant quelques produits transformés non distribués ; enfin reconnaissant que des centaines de milliers d’œufs ont été livrés et consommés. Et, bien sûr, non dangereux pour la santé humaine.

En fait, le ministère de l’agriculture était prévenu, dès le 20 juillet, par le réseau RAFSS (Food and feed safety alerts – European Commission). Il fallait être d’une grande naïveté ou d’une grande incompétence pour penser que les œufs en provenance des Pays-Bas s’arrêteraient aux frontières de la France. Un ministre s’est déjà distingué par sa sous-estimation des enjeux de santé sur la question des perturbateurs endocriniens. Bis repetita.

Ignorance profonde

Cette dénégation qui se veut rassurante pour les consommateurs traduit une ignorance profonde des conséquences sur la santé des faibles doses. Aujourd’hui, grâce aux travaux

Discothèques et festivals ne devront plus dépasser les 102 décibels

Discothèques et festivals ne devront plus dépasser les 102 décibels

L’annonce risque de faire du bruit chez les professionnels du secteur. Discothèques et festivals vont devoir se soumettre à une réglementation plus stricte concernant le niveau sonore de la musique qu’ils diffusent, selon une série de mesures publiées mercredi 9 août au Journal officiel, qui visent à « protéger l’audition du public ».

Le niveau sonore moyen, mesuré sur quinze minutes, ne pourra plus dépasser 102 décibels, détaille le décret, alors que le niveau maximal était fixé depuis 1998 à 105 décibels. Lorsque le public visé est constitué d’enfants jusqu’à 6 ans, la limite est établie à 94 décibels.

Les sanctions encourues en cas d’infraction restent une contravention de 1 500 euros (3 000 en cas de récidive) et la confiscation du matériel de sonorisation.

Affichage obligatoire

Pour assurer un meilleur respect de ces niveaux, les endroits concernés devront afficher en continu le niveau sonore, l’enregistrer et tenir ces enregistrements à disposition en cas de contrôle. Ces obligations d’affichage et d’enregistrement s’appliquent à toutes les discothèques et tous les festivals, ainsi qu’aux autres lieux diffusant de la musique amplifiée « à titre habituel » et dont la capacité d’accueil est supérieure à 300 personnes.

Le décret comporte aussi plusieurs mesures de prévention, les lieux concernés devront :

informer le public sur les risques auditifs, mettre

Un collectif lance une action contre l’aluminium dans les vaccins

Un collectif lance une action contre l’aluminium dans les vaccins

La lettre de douze pages est arrivée vendredi 4 août au ministère de la santé. Intitulé courtoisement « demande préalable », ce courrier signé de Me Jacqueline Bergel est en réalité le premier acte d’un nouveau front juridique qui s’ouvre sur la vaccination, et qui concerne cette fois les adjuvants à l’aluminium.

En février, cette avocate de l’ouest parisien avait obtenu du Conseil d’Etat que les vaccins obligatoires – en France, on en compte trois (contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite) – puissent être disponibles seuls et non pas combinés avec d’autres comme c’est quasi systématiquement le cas aujourd’hui. Les quelque 2 300 personnes et l’Institut pour la protection de la santé naturelle (IPSN) derrière elle n’étaient pas forcément hostiles à la vaccination. Ils voulaient seulement avoir le choix de ne pas immuniser leur enfant contre telle ou telle maladie si la loi ne les y obligeait pas.

Mandatée par un nouveau collectif qui compte déjà 1 250 personnes, « des ingénieurs, des cadres, des parents mais aussi des membres du corps médical » – Me Bergel demande à présent à la ministre de la santé d’user « des pouvoirs qui [lui] sont conférés », pour imposer aux laboratoires de ne plus mettre d’adjuvant à

Les pays émergents, l’autre horizon de Japan Tobacco

Les pays émergents, l’autre horizon de Japan Tobacco

Poursuivant son développement sur les marchés émergents pour compenser ses difficultés au Japon, Japan Tobacco (JT) a annoncé le 4 août l’acquisition du groupe indonésien Karyadibya Mahardhika, qui produit des cigarettes « kretek », un mélange de tabac et de clous de girofle, et de son distributeur Surya Mustika Nusantara.

Pour 1 milliard de dollars (847 millions d’euros), le numéro trois mondial du tabac derrière Philip Morris et British American Tobacco, compte se renforcer sur le deuxième marché de cigarettes de la planète, avec 285 milliards de cigarettes vendues chaque année, derrière la Chine.

Propriétaire des marques Winston, Camel et Mevius, le groupe nippon est présent dans 120 pays. Le tabac représente 87,9 % de ses ventes qui s’élèvent au total à 586,8 milliards de yens (4,5 milliards d’euros), JT ayant également des activités dans la pharmacie et l’alimentaire.

La baisse de consommation dans les pays développés l’incite à multiplier les acquisitions dans les économies émergentes, les dernières ayant été effectuées au Brésil, en République dominicaine et en Ethiopie. L’opération indonésienne est, d’après son vice-président Mutsuo Iwai, « la première d’importance en Asie du Sud-Est » et représente « une opportunité de renforcer les activités dans une région en pleine expansion ».

Lire aussi :   Nouvelle restructuration à la Seita

Difficultés sur le

Maisons de santé : la rémunération des professionnels sera revalorisée

Maisons de santé : la rémunération des professionnels sera revalorisée

La rémunération des professionnels (médecins, infirmiers, etc.) travaillant en équipe dans les maisons de santé sera revalorisée de 10 millions d’euros environ pour 2017, en vertu d’un accord entre l’Assurance-maladie et des syndicats, approuvé par un arrêté publié samedi 5 août au Journal officiel.

Cet arrêté des ministres de la santé et des comptes publics, Agnès Buzyn et Gérald Darmanin, valide un accord conclu le 20 avril entre l’Assurance-maladie et une dizaine d’organisations. Des syndicats de médecins libéraux, de sages-femmes, d’infirmiers mais aussi de pharmaciens ou encore d’orthoptistes, figurent parmi les signataires de cet accord destiné à favoriser les collaborations en dehors de l’hôpital.

Concrètement, les professionnels exerçant en maisons de santé (en libéral) ou en centres de santé (comme salariés) peuvent percevoir un forfait, en plus du paiement à l’acte, lorsque leur structure répond à certains objectifs en termes de coordination (comme l’organisation de réunions pour la prise en charge d’un malade chronique), d’horaires d’ouverture et de systèmes d’information partagés.

Lire aussi :   Maisons de santé : le défi des soins coordonnés

Un dispositif contre les déserts médicaux

Ces nouveaux modes de rémunération, expérimentés depuis 2008, avaient été généralisés en 2015 par un règlement arbitral, après l’échec de précédentes négociations entre l’Assurance-maladie et

L’UE suspend pendant trois mois la mise sur le marché des implants contraceptifs Essure

L’UE suspend pendant trois mois la mise sur le marché des implants contraceptifs Essure

Pendant les trois prochains mois, plus aucun dispositif contraceptif Essure ne sera mis sur le marché en France et partout en Europe, a annoncé, vendredi 4 août, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Alors que l’organisme notifié irlandais NSAI devait renouveler le marquage CE, celui-ci a décidé de le suspendre pour une durée de quatre-vingt-dix jours à compter du 3 août.

« L’ANSM a demandé à la société Bayer Pharma AG de procéder au rappel des produits en stock auprès de tous les établissements de santé susceptibles de les détenir. En conséquence, il est demandé par mesure de précaution de ne plus implanter dès à présent le dispositif médical Essure », a expliqué l’agence dans un communiqué.

Ces implants de stérilisation féminine en forme de ressort, commercialisés par le laboratoire allemand Bayer, sont contestés par certaines femmes en raison d’effets indésirables, parfois graves.

Pour être commercialisé dans un pays de l’Union européenne, un dispositif médical doit obtenir un « marquage CE » d’un organisme de certification situé dans l’un des pays membres. Valable pour l’ensemble des autres pays de l’Union, cette certification est ensuite soumise à renouvellement régulier.

Cette suspension « n’est pas de nature à remettre en cause à ce stade »

Le nombre de déficients visuels pourrait avoir triplé en 2050

Le nombre de déficients visuels pourrait avoir triplé en 2050

Dans le monde, 36 millions de personnes sont aveugles, et leur nombre pourrait bondir à 115 millions en 2050. Dans le même temps, le nombre d’individus avec une « déficience visuelle modérée à sévère » devrait, lui, passer de 217 millions à 588 millions. Ces estimations sont issues d’une vaste étude internationale, publiée en ligne dans la revue The Lancet Global Health le 2 août. L’ophtalmologiste britannique Rupert Bourne (université Anglia Ruskin, Cambridge) et ses collègues se sont appuyés sur les données de la littérature publiées entre 1980 et 2015, soit au total 288 études portant sur 98 pays. Ils ont ensuite appliqué un modèle mathématique pour prévoir leur évolution en 2020 et 2050.

Cataracte (la première cause de cécité dans le monde), trachome (infection de l’œil par la bactérie Chlamydia Trachomatis), atteinte rétinienne liée au diabète, glaucome, dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), maladies génétiques… De nombreuses pathologies de natures très différentes peuvent altérer l’acuité visuelle, voire conduire à la cécité. Même une détérioration modeste des performances visuelles peut avoir un effet délétère sur la qualité de vie et réduire l’autonomie d’une personne. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 80 % de l’ensemble des déficiences visuelles peuvent cependant être prévenues ou guéries, et environ 90 % des personnes atteintes vivent

VIH et cancer, des problématiques communes

VIH et cancer, des problématiques communes

Jusque-là, ces deux mondes ne se rencontraient pas. Des chercheurs travaillant dans le domaine du VIH et leurs homologues en cancérologie se sont réunis à l’Institut Curie à la veille de la conférence scientifique sur le sida (IAS 2017), qui s’est tenue du 23 au 26 juillet à Paris. Mercredi 26 juillet, la session plénière de la conférence a également accueilli Tasuku Honjo (université de Kyoto, Japon), connu pour ses travaux pionniers sur l’immunothérapie des cancers. Tant sur le plan des mécanismes biologiques que sur le recours à de nouveaux traitements par immunothérapie, scientifiques et patients ont tout à gagner de ce dialogue.

« Depuis cinq ans, les données sur les cellules hébergeant le VIH à l’état latent montrent l’existence d’une prolifération clonale, comme c’est le cas pour les cellules tumorales, et l’on retrouve l’expression de marqueurs similaires à ceux des cellules cancéreuses », remarque Françoise Barré-Sinoussi, Prix Nobel de médecine 2008 pour la découverte du VIH.

« Il y a des similarités dans l’approche des problèmes posés par le VIH et le cancer, analyse Anthony Fauci, directeur de l’Institut national de l’allergie et des maladies infectieuses (NIAID, Etats-Unis). Concernant le cancer, le système immunitaire devrait être capable de l’éliminer et, pourtant, ce n’est pas ce

Comment les vaccins ont durablement fait reculer les maladies

Comment les vaccins ont durablement fait reculer les maladies

Les nombreuses rumeurs et les questions adressées aux Décodeurs à propos des vaccins en attestent : une partie de la population française est défiante, voire opposée, à l’endroit de la vaccination ou de certains vaccins. Les réactions ont été vives à l’annonce, par la ministre de la santé, Agnès Buzyn, de son souhait de rendre obligatoires huit vaccins en plus des trois actuellement prescrits par la loi.

Les professionnels de la santé restent divisés quant à la meilleure façon de faire face à l’opposition ou à la perte de confiance qui croît entre le corps médical et une partie des patients et qui entraîne souvent une chute de la couverture vaccinale sur certains vaccins, posant ainsi des problèmes de santé publique.

Si la pertinence de l’obligation par la loi est discutée jusqu’au sein des professionnels de la santé, l’efficacité des vaccins et leur bénéfice en termes de santé publique, eux, ne souffrent aucun doute. Car si les vaccins peuvent entraîner, dans de très rares cas, des effets indésirables, ils ont également fait disparaître ou se raréfier quasiment toutes les maladies qu’ils ciblaient.

Maladie par maladie, nous avons collecté, avec l’aide de l’organisme public Santé publique France, toutes les données épidémiologiques existantes

Translate »