Santé – Le Monde.fr

L’enquête sanitaire sur l’anticancéreux docétaxel se poursuit

L’enquête sanitaire sur l’anticancéreux docétaxel se poursuit

L’Agence du médicament (ANSM) a annoncé, vendredi 28 avril, le maintien de la recommandation de ne pas utiliser, par précaution, le docétaxel dans le traitement des cancers du sein opérables, tandis que l’enquête sanitaire sur ce médicament, lancée après des morts, se poursuit.

La suspension temporaire pour cette forme de cancer du sein est maintenue à ce stade dans l’attente d’éléments complémentaires issus de l’enquête nationale de pharmacovigilance étendue à tous les effets indésirables du docétaxel et du suivi en continu du médicament alternatif préconisé (le paclitaxel).

« Pic de signalements »

Le docétaxel reste en revanche utilisé pour d’autres cancers. « Le docétaxel reste un médicament majeur dans l’arsenal thérapeutique », a expliqué Christelle Ratignier-Carbonneil, directrice adjointe de l’ANSM, vendredi, à l’issue d’une réunion avec l’INCa et des cancérologues pour faire un « point d’étape » sur les investigations.

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L’Agence du médicament avait lancé une enquête de pharmacovigilance en septembre 2016 après un « pic de signalements », à la suite de la mort de plusieurs femmes soignées pour un cancer du sein.

Claude Evin : « La loi a perdu de sa force sur le volet alcool »

Claude Evin : « La loi a perdu de sa force sur le volet alcool »

Claude Evin, 67 ans, a été ministre socialiste, notamment de la santé, de 1988 à 1991. Durant son mandat, il fut l’artisan de la ­fameuse loi qui porte son nom, et qui vise, entre autres, à interdire la promotion de l’alcool. Il revient sur cette mesure.

Rappelez-nous dans quel contexte est intervenue cette loi en janvier 1991…

Durant la campagne présidentielle de 1988, les deux candidats, Jacques Chirac et François Mitterrand, avaient été interpellés par des professeurs de santé publique sur les effets du tabac et de l’alcool sur la santé et la mortalité de la population. Ils leur avaient demandé de réglementer la publicité et de sortir ces deux produits de l’indice des prix afin de pouvoir les augmenter sans incidence sur l’indice Insee. Comme ministre de Mitterrand, j’ai ­défendu une loi allant dans ce sens.

Quelles en étaient les mesures les plus importantes ?

Nous avons interdit la vente aux ­mineurs, sur les lieux sportifs, et nous avons fait une réforme du code des débits de boisson. Un deuxième volet concernait la publicité avec une interdiction pour le tabac et un encadrement pour l’alcool. C’était très précis. La publicité était autorisée uniquement dans la presse professionnelle et les magazines. Mais, progressivement, la

Plus de 300 enfants victimes d’une intoxication alimentaire à Rouen

Plus de 300 enfants victimes d’une intoxication alimentaire à Rouen

Plus de 300 enfants âgés de 3 à 12 ans pris de vomissements ou de nausées dans une cinquantaine d’établissements scolaires de Rouen ont été soignés, sans qu’il y ait d’inquiétudes pour leur santé, a annoncé jeudi 27 avril la préfecture. Ceux-ci avaient mangé de la nourriture provenant d’une même cantine centrale située à Bois-Guillaume, dans le nord de Rouen.

« Les enfants ont été pris en charge par une centaine de personnels soignants, médecins, infirmières, pompiers dans 41 écoles et 6 crèches », a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) Jean-Marc Magda, directeur de cabinet de la préfète de Normandie et de Seine-Maritime.

« Vingt-cinq enfants ont été envoyés aux urgences. Puis, quand il a été constaté qu’un grand nombre était concerné, les soignants sont venus sur place » dans les établissements, a ajouté M. Magda.

Cause inconnue

La préfète Fabienne Bucio a décidé l’ouverture du centre opérationnel départemental, permettant une opération sanitaire de grande envergure, à laquelle se sont joints des agents de la ville de Rouen. Aucun cas très préoccupant n’a été signalé, selon la préfecture.

Des recherches vont être entreprises pour déterminer la cause de cette apparente intoxication. Aucun aliment particulier n’est pour le moment suspecté. « A ce stade on peut tout

#IlookLikeASurgeon, marque de ralliement et de solidarité des chirurgiennes du monde entier

#IlookLikeASurgeon, marque de ralliement et de solidarité des chirurgiennes du monde entier

« Operating theatre » is now available as a print on the @CondeNastStore https://t.co/iUZx8eVrAA https://t.co/RiiKh3mthF

— malikafavre (@malika favre) L’image frappe d’emblée : quatre chirurgiennes, masquées, s’apprêtent à manier le bistouri. Elles sont penchées au-dessus d’une table d’opération dans une ambiance bleutée. En contre-plongée, le patient que l’on devine allongé sur le billard.

Cette couverture du célèbre hebdomadaire américain The New Yorker, intitulée « Operating Theatre », a été imaginée par la graphiste française Malika Favre. En quelques semaines, elle est devenue un symbole de ralliement pour de nombreuses chirurgiennes, d’abord aux Etats-Unis puis dans d’autres pays du monde, à mesure que les selfies et les hashtags qui l’accompagnaient – notamment #IlookLikeASurgeon (« je ressemble à un chirurgien ») – ont essaimé.

Le but de cette campagne spontanée était de déconstruire les clichés et d’exposer la féminisation d’une profession encore trop souvent considérée comme « un métier d’homme ». Autrement dit, de rappeler à tout le monde que les femmes dans le milieu médical ne sont pas forcément des infirmières.

Rendre hommage et « remettre en cause » les clichés

La « une » du magazine, publiée le 3 avril, a inspiré Susan Pitt, une chirurgienne endocrinologue basée dans le Wisconsin. Elle reproduit l’image de la couverture en se photographiant avec trois de

Orléans veut faire trinquer ses ivrognes

Orléans veut faire trinquer ses ivrognes

Réseau « Vivre la Ville ! »

La cour administrative d’appel de Nantes vient d’autoriser la ville d’Orléans (Loiret) à facturer 120 euros le transport en cellule de dégrisement des personnes interpellées en état d’ivresse manifeste sur la voie publique.
Cette facture s’ajoute à la contravention de 2e classe – pouvant atteindre 150 euros -, prévue dans ce cas.

C’est par une délibération du 15 décembre 2014 que le conseil municipal d’Orléans a approuvé la mise en place de cette facturation, proposée par l’adjoint au maire en charge de la sécurité et de la tranquillité publiques, Olivier Geoffroy (LR), dans le but de faire des économies.

La délibération se fonde sur l’article 3341-1 du code de la santé publique, qui dit : « Une personne trouvée en état d’ivresse dans les lieux publics est, par mesure de police, conduite à ses frais dans le local de police ou de gendarmerie le plus voisin ou dans une chambre de sûreté, pour y être retenue jusqu’à ce qu’elle ait recouvré la raison. »

Cet article, issu de la loi du 23 janvier 1873 tendant à réprimer l’ivresse publique et à combattre les progrès de l’alcoolisme, n’est pas appliqué. Par conséquent, ce sont les contribuables qui paient pour le

Docétaxel : les médecins devant l’angoisse des patientes à l’hôpital

Docétaxel : les médecins devant l’angoisse des patientes à l’hôpital

Dans les consultations spécialisées dans le cancer du sein, l’inquiétude règne depuis les révélations de morts liées aux effets indésirables du docétaxel, un produit anticancéreux étant à l’origine du décès de 48 patients et majoritairement utilisé dans le traitement du cancer du sein. Depuis février, il est recommandé de ne plus l’utiliser, sous toutes ses formes (Taxotere de Sanofi et génériques), mais de préférer le paclitaxel (Taxol de Bristol-Myers Squibb et génériques) comme alternative.

« C’est panique à bord, affirme même Catherine Cerisey, qui, après avoir lutté contre un cancer du sein, a ouvert un blog d’information sur la maladie. Des vagues de messages ont déferlé sur les réseaux sociaux. » Dois-je arrêter le traitement ? Le médicament alternatif est-il aussi efficace ? Les questions ont été nombreuses. Elles le sont toujours aujourd’hui.

Les praticiens ne peuvent que constater l’angoisse de leurs patientes. « Les femmes sont inquiètes », reconnaît le docteur Thierry Bouillet, oncologue à l’hôpital Avicenne à Bobigny (Seine-Saint-Denis). « Notre service, dirigé par le professeur Laurent Zelek, a décidé il y a environ deux ans de passer au Taxol, en raison de la toxicité alopécique [perte de cheveux] », explique le docteur Bouillet. De son côté, le docteur Hélène Simon, cancérologue au CHRU de Brest, avait

PMA, la réalité du terrain

PMA, la réalité du terrain

L’ouvrage signé par le professeur Frydman est un plaidoyer. Celui d’un médecin qui, toute sa vie, a aidé des couples à concevoir des enfants. Père scientifique du premier bébé né après une fécondation in vitro (FIV), Amandine, en 1982, René Frydman est un professionnel engagé. Il avait signé en 1973 le manifeste des 331 médecins reconnaissant avoir effectué des interruptions volontaires de grossesse illégales.

En mars 2016, il prenait l’initiative d’un nouveau manifeste, publié dans Le Monde (du vendredi 18 mars 2016) et signé par 130 praticiens. Ceux-ci admettaient avoir contourné la loi française en ­envoyant des patientes infertiles se faire suivre à l’étranger et réclamaient de nouvelles règles pour l’exercice de la procréation médicalement assistée (PMA) en France. « Nous sommes de bons médecins qui pratiquons une mauvaise médecine, écrit René Frydman. Nous sommes devenus des agents de la circulation. »

« De nouveaux enjeux médicaux et sociétaux »

L’ouvrage développe leurs constats et leurs revendications. « Nous faisons face à de nouveaux enjeux médicaux et sociétaux », écrit René Frydman. A travers des exemples concrets, il décrit la réalité du terrain. Les frontières sont de plus en plus souvent traversées pour aller chercher en Espagne, en Grande-Bretagne ou en Belgique des traitements non disponibles en France. Il y est ainsi

Gestion difficile de l’alerte sur l’anticancéreux docétaxel

Gestion difficile de l’alerte sur l’anticancéreux docétaxel

Le voile n’est pas encore levé sur plusieurs décès inattendus de patients recevant du docétaxel, un anticancéreux utilisé dans le traitement de plusieurs types de cancers.

Le risque relativement rare d’effets indésirables, en l’occurrence de graves inflammations du côlon pouvant s’accompagner d’un choc septique, est connu pour ce type de médicament.

Mais, le regroupement inhabituel de patients au décès desquels les médecins ne s’attendaient pas et qui présentaient des effets indésirables fatals a déclenché une alerte en février. Elle a entraîné la recommandation d’éviter le docétaxel dans cette indication et de lui préférer le paclitaxel, qui appartient à la même famille des taxanes, dans le traitement des cancers du sein localisés et opérables.

La réunion rassemblant l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), l’Institut national du cancer (INCA) et des représentants des oncologues (spécialistes du cancer) prévue vendredi 28 avril pourrait remettre en question cette ligne de conduite.

Contraintes pour les patientes

En effet, confie un responsable de l’ANSM le rapport bénéfice-risque du paclitaxel serait moindre que celui du docétaxel qu’il est censé remplacer : il présenterait certains effets secondaires supplémentaires sans avoir de supériorité en termes d’efficacité.

De plus son utilisation est plus contraignante pour les patientes et les structures de type

Michèle Rivasi : « La Commission européenne est complice des industriels »

Michèle Rivasi : « La Commission européenne est complice des industriels »

La maladie, voire la mort, provoquée par l’utilisation d’un tampon hygiénique : un documentaire d’Audrey Gloaguen, diffusé mardi 25 avril sur France 5, met en lumière les cas de syndrome du choc toxique (SCT). Tampon, notre ennemi intime pointe aussi le secret autour de leur composition, jalousement gardée par les fabricants. Et pour cause : ils contiendraient glyphosate, dioxines, phtalates et autres substances chimiques dangereuses pour la santé humaine.

Lire aussi :   Les tampons hygiéniques sont-ils dangereux pour la santé ?

L’eurodéputée Michèle Rivasi (Verts-Alliance libre européenne) revient sur l’absence d’obligation pour ces industriels d’en dévoiler la composition.

Quel est le problème au niveau réglementaire ?

Le problème, c’est le laxisme de la Commission européenne vis-à-vis des industriels. Rien ne les oblige à révéler les composants des tampons. Sous couvert d’élaborer une réglementation draconienne, la Commission se contente d’un code de bonne conduite élaboré par les fabricants eux-mêmes ! Complice des industriels, et dans la logique de [son président Jean-Claude] Juncker, selon laquelle il faut arrêter de réglementer, elle ferme les yeux sur l’impact sur la santé des consommateurs.

L’ECHA [l’Agence européenne des produits chimiques, sur laquelle s’appuie la Commission pour fixer les seuils maximaux de substances toxiques] ne fait pas son travail. Elle ne

Les tampons hygiéniques sont-ils dangereux pour la santé ?

Les tampons hygiéniques sont-ils dangereux pour la santé ?

« Je me sens lourde et fatiguée… (…) J’ai comme l’impression d’avoir été ouverte sur tout le ventre, et que tous mes organes vont tomber à chaque fois que je fais un pas. » Le documentaire Tampon, notre ennemi intime, qui a été diffusé mardi 25 avril sur France 5, s’ouvre sur le témoignage de Margaux, qui a « frôlé la mort ». Il y a trois ans, l’infirmière de 23 ans a été victime d’un syndrome du choc toxique (SCT), provoqué par l’utilisation d’un tampon hygiénique.

Epuisement brutal, forte fièvre, vomissements… Justine a souffert des mêmes symptômes. Psychanalyste de 26 ans, elle a raconté à la réalisatrice Audrey Gloaguen vivre « dans l’angoisse d’une récidive ». Perte de cheveux, problèmes cardiaques… La jeune femme garde de graves séquelles de son infection. Aux Etats-Unis, Lauren Wasser, une mannequin de 24 ans, qui a porté plainte contre une marque de tampons, a dû quant à elle être amputée d’une jambe après avoir fait un choc toxique.

Cette maladie avait disparu. Son retour, lié à l’utilisation de tampons, soulève des interrogations.

Qu’est-ce qu’un choc toxique ?

Le choc toxique peut potentiellement toucher 1 % des femmes, celles qui sont porteuses du staphylocoque doré (Staphylococcus aureus) dans leur vagin. «

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