Santé – Le Monde.fr

Dans la mer Noire, une collection de produits toxiques

Dans la mer Noire, une collection de produits toxiques

Elle n’a jamais aussi bien porté son nom. Enclavée entre l’Europe, le Caucase et la Turquie, accueillant les eaux usées de seize pays d’Europe centrale et orientale, la mer Noire est l’une des plus polluées du monde.

Elle compterait deux fois plus de déchets plastiques que n’importe quelle autre mer en Europe, selon une étude publiée en mai 2017 par l’Environmental Monitoring of the Black Sea (surveillance environnementale du bassin de la mer Noire, Emblas), un programme financé par l’Union européenne et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

« Nous nous attendions à des résultats négatifs, mais pas à trouver autant de plastique en pleine mer », s’étonne Jaroslav Slobodnik, chef d’équipe du projet Emblas II. En effet, le plus souvent les déchets s’accumulent le long des côtes, mais les courants marins ont traîné plusieurs milliers de débris solides et de grandes quantités de particules de plastique jusqu’au large, exposant d’autant plus les espèces marines.

En utilisant de nouvelles techniques d’échantillonnage, l’Emblas a relevé au total 2 100 substances polluantes apportées par ces détritus en tous genres jusqu’au cœur de la mer Noire et dans les tissus biologiques de ses espèces marines. Pour un seul échantillon, l’Emblas a trouvé jusqu’à 145 substances polluantes,

Crises aviaires : manifestation d’éleveurs du Sud-Ouest pour le versement d’aides

Crises aviaires : manifestation d’éleveurs du Sud-Ouest pour le versement d’aides

A l’appel de plusieurs organisations, environ 300 éleveurs de volailles et de canards se sont rassemblés vendredi 23 juin devant la chambre de commerce et d’industrie (CCI) des Landes, à Mont-de-Marsan, pour réclamer le versement des aides promises après les deux crises aviaires qui ont touché leur profession.

La FDSEA, les Jeunes agriculteurs des Landes (JA40), le Modef (Mouvement de défense des exploitants familiaux) des Landes et du Gers, la Confédération paysanne (Landes et Pyrénées-Atlantiques) et la Coordination rurale étaient présents avec des mots d’ordre différents.

Deux revendications

Le rassemblement a été organisé alors que se tenait à la CCI l’assemblée générale du Cifog (Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras), l’interprofession du foie gras, que les syndicats agricoles Modef et Confédération paysanne accusent de vouloir « mettre en place un produit standard et bas de gamme destiné au marché mondial et exclure les producteurs de la filière traditionnelle et en circuits courts ». Ils reprochent à l’organisation de « mener à l’industrialisation de la filière ».

Pour la FDSEA et les JA 40, il s’agit d’exiger le versement des indemnisations à la suite du vide sanitaire. En attendant des précisions sur le « deuxième régime d’aide » annoncée dans la matinée par le nouveau ministre de

Overdoses en hausse : « une mobilisation des professionnels et des autorités s’impose »

Overdoses en hausse : « une mobilisation des professionnels et des autorités s’impose »

Le bilan de la crise liée à la consommation d’opioïdes qui ravage aujourd’hui les Etats-Unis et le Canada est sans appel : les overdoses sont en hausse, avec 60 000 décès par overdose par an. C’est quatre fois plus que les morts par accidents de la route, et c’est maintenant la première cause de décès accidentels chez les hommes blancs.

Deux phénomènes sont à l’origine de cette catastrophe : d’une part, depuis les années 1990, des prescriptions sans contrôle et encouragées par une partie de l’industrie pharmaceutique de médicaments pour soigner les douleurs et qui a conduit de nombreuses personnes à devenir dépendantes des opioïdes ; d’autre part, lorsque les contrôles ont été mis en place, l’arrivée d’une héroïne parfois très pure provenant du Mexique et celle de puissants opioïdes de synthèse en provenance de Chine.

Si l’Europe est jusqu’ici beaucoup moins touchée par ces développements, notre responsabilité est de nous préparer à de tels changements.

Il faut s’assurer du développement de l’accès à la naloxone, à la diacétylmorphine et aux salles de consommation à moindre risque

Il existe ainsi certains signes en Europe qui nous interpellent. En France, en Belgique et en Suisse, des professionnels intervenant auprès des personnes qui consomment des drogues rapportent

La consommation de cannabis chez les 18-64 ans reste très élevée

La consommation de cannabis chez les 18-64 ans reste très élevée

La consommation de cannabis en France s’ancre « à un niveau très élevé » par rapport aux autres pays européens, selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanie (OFDT). En 2016, 11 % des adultes âgés entre 18 et 64 ans – soit environ 4,1 millions de personnes – ont fait usage de ce produit au moins une fois dans l’année (5 millions en ajoutant les 11-18 ans). Un pourcentage identique à celui de 2014, année de la précédente enquête, où la consommation avait bondi de 3 points par rapport à 2010. Elle s’élevait alors à 8 %, un taux stable depuis dix ans. En 1992, seuls 4 % des Français adultes fumaient au moins une fois dans l’année.

Cette stabilisation de la consommation à un niveau élevé est le principal enseignement du volet cannabis du baromètre santé de Santé publique France publié vendredi 23 juin par l’OFDT. La révélation de ce chiffre, qui vient conforter la France en tête des pays les plus consommateurs en Europe, intervient presque un mois après l’annonce, le 24 mai, par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, de la mise en place – selon des modalités encore très floues – d’ici « trois ou quatre mois » d’une contravention pour les usagers de cannabis. Une réforme qui vise d’abord

La consommation mondiale d’opioïdes explose

La consommation mondiale d’opioïdes explose

Le phénomène n’est plus l’affaire de quelques délinquants, il s’agit bien d’une véritable épidémie. La production et la consommation des opioïdes explosent : sur 255 millions de personnes qui consomment des drogues dans le monde, 35 millions ont eu recours à ces substances au cours de l’année 2015, soit 2 millions de plus que l’année précédente.

Le nombre de décès prématurés liés aux stupéfiants s’est élevé à 190 000 en 2015, en majorité en lien avec des opioïdes. Ce sont les principales conclusions du rapport mondial sur les drogues 2017, publié jeudi 22 juin par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

Les opioïdes comprennent les produits dérivés du pavot à opium (dont l’opium, la morphine et l’héroïne) et leurs analogues de synthèse, utilisés le plus souvent à des fins médicales.

Ces opioïdes de synthèse sont prescrits sous différentes formes et présentent des risques importants d’addiction. Indiqués comme antalgiques, on les retrouve dans les sirops contre la toux (codéine), les comprimés antidouleur (dextropropoxyphène et tramadol), les anesthésies (morphine), en solution buvable et injectable.

12 millions d’années de vie en bonne santé perdues

Par rapport aux autres types de stupéfiants, la consommation abusive d’opioïdes est la plus nocive pour la santé. Elle est la cause de 70 %

« Réduire les polluants de l’air jusqu’au dernier kilomètre »

« Réduire les polluants de l’air jusqu’au dernier kilomètre »

TRIBUNE. La qualité de l’air est la première préoccupation environnementale des Français. Chaque nouveau pic de pollution attire l’attention sur la circulation des véhicules de particuliers et sur les mesures pour la réguler (vignettes, circulation alternée…), mais moins sur les millions de marchandises que les particuliers et les entreprises s’échangent tous les jours grâce au savoir-faire des « transporteurs » qui emploient plus d’un million de personnes en France.

Pourtant, le transport de marchandises est un acteur majeur à prendre en considération : il représente 31 % des émissions totales d’oxyde d’azote et 7 % des particules fines. Et ceci dans un contexte où près d’un Francilien sur deux est exposé à des niveaux de pollution dépassant la réglementation européenne, et où plusieurs milliards d’euros sont dépensés chaque année en frais de soins et de prise en charge des personnes atteintes de maladies respiratoires, liées à une mauvaise qualité de l’air.

Alors que les échanges devraient encore tripler à horizon 2050, le transport de marchandises se trouve donc investi d’une mission essentielle pour les prochaines années : diminuer les émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques, afin de répondre aux enjeux du changement climatique et améliorer la qualité de l’air au bénéfice de

Quelle est la drogue la plus nocive ?

Quelle est la drogue la plus nocive ?

Eclairage

Le rapport mondial sur les drogues 2017 de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), qui doit être rendu public jeudi 22 juin, pointe une nouvelle fois du doigt le « problème mondial » que représentent les drogues illicites. Au début du mois déjà, le rapport 2017 de l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies déplorait la mort de 7 585 personnes par overdose dans l’Union européenne en 2015. Ces décès sont principalement liés à la consommation d’opiacés comme l’héroïne. Mais débattre de la dangerosité d’une drogue, ce n’est pas simplement prendre en compte la toxicité du produit pour son consommateur. Ce qui fait qu’une substance est dangereuse, c’est aussi le fardeau qu’elle représente pour la société toute entière. Or, dans ce cas de figure, celle qui détrône toutes les autres est parfaitement légale : il s’agit de l’alcool.

LE MONDE

Vaccins : la justice européenne facilite l’indemnisation des accidents

Vaccins : la justice européenne facilite l’indemnisation des accidents

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu, mercredi 21 juin, une décision majeure pour les personnes qui se disent victimes d’un accident vaccinal et qui cherchent à obtenir une indemnisation de la part des fabricants du produit, les laboratoires pharmaceutiques.

Cet arrêt devrait accroître les chances de voir ces procédures d’indemnisation aboutir. Les magistrats de Luxembourg, qui veillent à la bonne application de la législation de l’UE, estiment que même en l’absence de consensus scientifique, les juges nationaux peuvent s’appuyer sur « certains éléments de fait invoqués par le demandeur » et que ces éléments, s’ils constituent des « indices graves, précis et concordants » peuvent permettre « de conclure à l’existence d’un défaut du vaccin et à celle d’un lien de causalité entre ce défaut et ladite maladie ».

Lire aussi :   Abandon du tiers payant et obligation vaccinale, deux dossiers prioritaires sur le bureau d’Agnès Buzyn

Dans un communiqué, la Cour précise que « la proximité temporelle entre l’administration d’un vaccin et la survenance d’une maladie, l’absence d’antécédents médicaux personnels et familiaux de la personne vaccinée ainsi que l’existence d’un nombre significatif de cas répertoriés de survenance de cette maladie à la suite de telles administrations peuvent constituer des indices suffisants pour

Canicule : la prise en charge des plus fragiles a-t-elle été améliorée depuis 2003 ?

Canicule : la prise en charge des plus fragiles a-t-elle été améliorée depuis 2003 ?

Les brumisateurs, les casquettes et ventilateurs ne suffiront peut-être pas. Météo France a placé, mardi 20 juin, soixante-six départements en vigilance canicule orange. Dans certaines villes, les températures ressenties frôlaient, mercredi, les 45 oC. De quoi alerter les personnels des maisons de retraite et fragiliser les personnes âgées.

La grande canicule d’août 2003 avait entraîné 15 000 morts supplémentaires, soit une augmentation de 55 % par rapport à la moyenne des décès à cette période, hors canicule. La vague de chaleur avait frappé dans le reste de l’Europe, tuant huit mille personnes en Italie et sept mille en Allemagne.

Quatorze ans plus tard, les pouvoirs publics en ont-ils tiré toutes les leçons ? Le risque d’une vague de mortalité existe-t-il encore ? Chaque année, le plan national canicule – qui compte quatre niveaux – est automatiquement activé du 1er juin au 31 août. Pour l’heure, la France est en « alerte » niveau 3. Lorsque l’alerte est déclenchée, les préfets mettent en place les mesures du plan de gestion de crise départemental (PGCD) qu’ils jugent nécessaires. Elles consistent à mener des actions locales d’information, mobiliser des associations (comme la Croix-Rouge) et organiser la réponse des établissements médicaux (plans blancs et bleus). Un plan vermeil prévoit même d’accueillir les personnes à risque (bébés et

Alzheimer, AVC, dépression… la musique peut-elle remplacer les médicaments ?

Alzheimer, AVC, dépression… la musique peut-elle remplacer les médicaments ?

Eclairage

Et si nous troquions les pilules contre de la musique ? De plus en plus souvent, cette dernière est utilisée aujourd’hui dans certaines thérapies afin d’aider, par exemple, les personnes victimes de traumatismes crâniens, d’AVC ou atteintes de maladies comme Alzheimer et Parkinson.

Stimulant énormément d’aires cérébrales, les mélodies peuvent en fait réveiller des réseaux sensoriels moteurs ou compenser des fonctions cognitives endommagées grâce à la plasticité du cerveau.

Alors que se passe-t-il exactement lorsque nous écoutons de la musique ? Quel impact a-t-elle concrètement sur notre cortex ? Peut-elle remplacer les médicaments, voire nous rendre plus intelligents ? Explications en cinq minutes.

LE MONDE

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